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Club Histoire lycée Buffon

Le Club Histoire du lycée Buffon existe depuis 1999 et a déjà publié huit volumes de témoignages consacrés soit à la Seconde Guerre mondiale, soit à la guerre d’Algérie. Vous pouvez les acquérir puisqu’ils sont en vente au lycée Buffon auprès du CDI (chèque à l’ordre « ASCLB »).

Ces ouvrages sont présentés ci-dessous.
C’est un travail qui fut récompensé à plusieurs reprises par des distinctions officielles : prix Corrin remis par un jury présidé par Simone Veil en 2001, Médaille de la Ville de Paris décerné à l’animateur de ce Club 2010, médaille de l’Association des familles et amis des déportés du convoi 73 en 2013. Auxquelles s’ajoutent plusieurs articles parus dans la presse.

Les élèves membres du Club ont réalisé des interviews, les ont fidèlement transcrites et accompagnées de fiches informatives intitulées Le point sur…
Chaque ouvrage comporte une abondante illustration, pour l’essentiel composée de documents d’archives ou fournis par les interviewés.
Les membres du Club ont donc été impliqués dans un projet éditorial et sont devenus des passeurs de mémoire.

Depuis deux ans, l’engagement du Musée de la Poste a ouvert un nouvel espace d’investissement : la réalisation d’expositions mises à disposition des établissements scolaires qui en font la demande. Après le travail consacré, l’an dernier, au débarquement du 6 juin 1944, l’année scolaire 2014-2015 a permis de réaliser une nouvelle exposition de 13 panneaux grand format et en couleur richement illustrés. Ils sont consacrés à la présentation d’une bataille de la Grande Guerre et s’intitulent La Somme, 1916, une bataille oubliée des Français. Il y a tout lieu de croire que les manifestations du Centenaire, en 2016, minoreront encore au profit de Verdun le souvenir de cette bataille. L’exposition s’efforce d’expliquer les raisons de cet « oubli » tout en soulignant l’importance de cet affrontement meurtrier.

Ces expositions, tout d’abord présentées au lycée Buffon où elles sont nées, sont destinées aussi à circuler gratuitement dans les établissements de l’Académie de Paris qui en font la demande.

Les élèves sont prévenus en début d’année d’une réunion d’information destinée à présenter le projet de la nouvelle année scolaire. Les réunions ont lieu certains mercredis et se doublent de sorties en liaison avec le projet défini.

Veuillez trouver le site du projet des élèves du club histoire présenté au concours de la résistance cette année
https://clubhistoirebuffon.wixsite.com/deportation

 

Le Club Histoire a déjà publié…

Auschwitz

Pour lequel le Club Histoire du lycée Buffon a reçu le prix Corrin 2001 pour l'enseignement de l'histoire de la Shoah.
Les membres du jury présidé par Madame Simone Veil sont : Messieurs Roger Ascot, Georges Bensoussan, Dominique Borne, Josy Eisenberg, Philippe Joutard, Jacques le Goff, Jean Peyrot, Bertrand Poirot-Delpech, Paul Schaffer, Hubert Tison et Madame Annette Wievorka.

C'est un travail de mémoire qu'ont réalisé les élèves du Lycée Buffon en recueillant les témoignages de trois rescapés, trois destins individuels représentatifs d'un drame collectif. Ida Grinspan, Henri Wolff et Raphaël Esrail, respectivement déportés à quatorze, seize et dix-neuf ans, nous permettent, au travers de récits empreints de gravité et d'humanité, d'entrevoir la réalité d'une expérience indicible. Sur les soixante-dix mille Français qui furent déportés à Auschwitz, seulement trois pour cent survécurent. Leur témoignage, qui constitue l'essentiel de cet ouvrage de 160 pages en format de poche, est présenté dans une forme très proche de l'entretien oral ; il est accompagné de rapides mises au point historiques et bibliographiques ainsi que de cartes et de photographies.

Une mémoire meurtrie

Paroles d'appelés du contingent lors de la guerre d'Algérie.

Quatre appelés du contingent, Jean-Louis Cerceau, Serge Drouot, Jean Laurans et Robert Remaud, aujourd'hui adhérents de la Fédération Nationale des Anciens Combattants d'Algérie et d'Afrique du Nord, témoignent du drame d'une génération. Ils décrivent les réalités de la guerre et leurs crises de conscience. Ils évoquent leur découverte de l'Algérie, leurs amis disparus, parlent des harkis et des combattants de l'A.L.N. Derrière la sobriété et la précision de leur propos, c'est bien une mémoire meurtrie qui s'exprime.
Un ouvrage de 230 pages comportant de nombreuses photographies et cartes.

L’ouvrage, épuisé en format poche, est encore disponible en format 21x29,7.

Une jeunesse rebelle

Paroles d’évadés de France par l’Espagne pendant la Seconde Guerre mondiale

Quitter sa patrie pour la libérer les armes à la main, tel est le choix de près de 30 000 jeunes Français qui, de 1940 à 1944, franchirent clandestinement la frontière espagnole pour gagner Londres et, surtout après novembre 1942, l'Afrique du Nord libérée. Après un séjour dans les prisons franquistes, la plupart d'entre eux purent concrétiser leur projet d'intégrer les forces de la France Libre, notamment la 2e D.B. du général Leclerc.
Quatre " évadés de France par l'Espagne ", Maurice Cordier, Jean Houdart, Robert Lauga et Marcel Vivé, ont témoigné devant le Club Histoire du lycée Buffon au cours des années 2003 et 2004. Leurs récits, retranscrits dans un style très proche de l'entretien oral, sont bien l'expression d'un engagement, celui d'une jeunesse rebelle.
Un ouvrage de 267 pages comportant cartes et photographies.

Libérateurs (Tome I et Tome II)

L’année 1944 : l’année des libérateurs. Quatre d’entre eux ont accepté, en 2005 et 2006, de témoigner devant le Club histoire du lycée Buffon. Ce sont Charles Hargrove, sujet britannique, qui débarque le 6 juin à Asnelles dans le secteur de Gold, Bernard Dargols, Français engagé dans l’armée américaine, qui débarque à Omaha Beach le 8 juin, son frère Simon, également engagé dans l’armée américaine, qui débarque en Provence en septembre et Maurice Chauvet qui débarque à Sword beach avec les 177 Français du Commando Kieffer.
Des témoignages forts d’hommes qui refusent le statut de héros, mais qui firent pourtant des choix et accomplirent des actions qui ne furent en rien ordinaires. Une leçon de courage et d’histoire.
Deux ouvrages de 238 et 123 pages

Enfants cachés

Danielle, Denise et Gérard étaient enfants pendant la Seconde Guerre mondiale. Entre 1940 et 1944, ils ont partagé avec la grande majorité des Français le sort commun de toute population occupée, à commencer par les privations et la faim. Mais, parce qu’ils étaient juifs, ils ont aussi connu les discriminations et la peur des rafles.
Ida, qui a accepté que son témoignage, recueilli il y a dix ans par le Club Histoire du Lycée Buffon, complète cet ouvrage, fut cachée, mais arrêtée et déportée à quatorze ans. Miraculeusement rescapée, elle décrit l’horreur et nous aide à comprendre que le futur qui était réservé aux enfants juifs, comme aux adultes, était justement de ne pas en avoir.

Enfants cachés, ils sont ceux qui ont survécu et témoignent aujourd’hui. Ils racontent ce moment crucial vécu dans leur enfance, un moment qui a marqué à tout jamais leur vie ; mais plus encore que leur histoire personnelle, ils évoquent le sort de leurs familles et de toute une communauté persécutée. Survivants, ils se sentent le devoir de parler pour d’autres qui ne le peuvent plus et de nous délivrer un message d’alerte. C’est cette unité d’intention qui, au-delà de leur irréductible individualité, constitue la force de leurs témoignages.
Un ouvrage de 119 pages

Femmes en Résistance

Trois femmes, trois jeunes filles au moment de la débâcle de 1940, ont lutté contre l’oppression nazie. Au-delà de leurs différences, notamment politiques, ce sont bien trois femmes qui se ressemblent : même détermination, même rejet de l’horreur nazie et des collaborateurs, même courage, même modestie. Elles illustrent dans ce livre les deux visages de l’engagement.
Gisèle en Normandie et Marie-Jo en Bretagne incarnent la Résistance intérieure, les premières actions dès l’année 1940 et le même destin de déportées au camp de Ravensbrück.
Josette, s’est engagée en Afrique du Nord dans le groupe Rochambeau qui servit dans la 2e DB du général Leclerc ; elle incarne la Résistance extérieure, notamment l’aventure exceptionnelle de cette division qui termina la guerre à Berchtesgaden, dans le « nid d’aigle » d’Hitler.
Ces femmes témoignent avec précision et simplicité d’un engagement qu’elles ont considéré comme allant de soi, comme un choix inéluctable, refusant de se présenter en héroïnes.
Ce qu’elles ont livré aux élèves du Club Histoire du Lycée Buffon, c’est indéniablement une leçon de courage, de patriotisme, une grande leçon de vie que cet ouvrage de 218 pages a vocation à vous faire partager.

Guerre d’Algérie. Mémoires plurielles (publication en 2014)

Couverture livre Guerre d'AlgérieLéon, Jean-Louis et Daniel témoignent de l’expérience de la guerre d’Algérie vécue par de jeunes appelés du contingent ; des témoignages en écho à ceux de Jean, Robert, Jean-Louis et Serge déjà publiés dans l’ouvrage précédent intitulé Une mémoire meurtrie.
Le présent recueil, réalisé dans le contexte du cinquantenaire du Cessez-le-feu de mars 1962, se devait d’aborder les mémoires plurielles des acteurs de ce conflit. C’était l’occasion de comprendre pourquoi cette guerre reste « un passé qui ne passe pas », encore capable aujourd’hui d’éveiller de violents conflits de mémoires.
À côté des récits des trois jeunes appelés, on entend aussi la parole de Jean-Pierre, adolescent pied-noir bientôt déraciné, de René, pied-noir engagé dans les parachutistes et qui finit par rejoindre les rangs de l’OAS, la parole de Noël, parachutiste lui aussi, mais qui déserte pour ne pas être complice d’une exécution sommaire, enfin celle de Mohamed, combattant de l’ALN.
Tous ces témoignages forts, parfois d’une violence inouïe, sont à l’image de ce que fut la guerre d’Algérie : une blessure pour la vie.
La valeur du témoignage de ces sept hommes réside dans le souci qu’ils ont tous manifesté de dire leur vérité : la vérité de leur jeunesse vécue dans un contexte qu’ils évoquent à présent avec la distance du temps qui passe. Cette honnêteté est ce qui les rapproche au-delà de la divergence de leurs engagements.
390 pages

Prix des ouvrages :
Auschwitz : 5 € en format A4 (21x29,7)
Guerre d’Algérie, Mémoires plurielles : 8 €
Tous les autres ouvrages sont au prix de 6 €

Le Club a réalisé deux expositions réalisées à ce jour (elles sont mises gratuitement à la disposition des établissements scolaires qui en font la demande) :

- 6 juin 1944 : 13 panneaux réalisés en 2013-2014
- La Somme 1916, la bataille oubliée des Français : 13 panneaux réalisés en 2014-2015

Présentation de l’exposition :
« La bataille de la Somme, dissimulée derrière Verdun qui occupe toute la place mémorielle, est plutôt mal connue des Français. Et pourtant elle est la plus formidable bataille de toute la Grande Guerre, celle qui a entraîné les pertes les plus élevées, toutes nations cumulées. Son seul nom dans le monde anglo-saxon, de la Grande-Bretagne au Canada en passant par l’Australie ou l’Irlande, suffit à faire frémir, tout comme les Français se glacent à l’évocation des cimetières sous la lune de Douaumont, de Vaux ou du Mort-Homme. » L’analyse faite par Jean-Yves Le Naour dans son ouvrage 1916, sous-titré significativement « L’enfer », met en avant les deux spécificités de cette bataille, qui constituent aussi les deux axes de ce nouveau projet du Club Histoire : malgré son importance capitale, la bataille de la Somme est aujourd’hui pratiquement oubliée des Français.
La première partie de l’exposition est ainsi consacrée à l’histoire de la bataille, aux faits survenus entre le 1er juillet et le 18 novembre 1916. Elle insiste d’abord sur la violence de l’affrontement, tant dans les préparatifs, marqués par le pilonnage intensif des lignes allemandes (1.7 millions d’obus tirés en six jours), que dans les combats, caractérisés par une mortalité incroyablement élevée (perte de 420 000 soldats britanniques, 420 000 Allemands et 200 000 Français selon John Keegan). Ces six premiers panneaux permettent aussi de mettre en avant les multiples bouleversements survenus dans la Somme : première bataille filmée de l’histoire, dernière charge de cavalerie sur le front occidental, apparition des chars d’assaut, début de la remise en cause du consentement qui semblait prévaloir parmi les combattants. Assurément, il y a un avant et un après bataille de la Somme.
La seconde partie de cette exposition s’avère plus novatrice. Axée sur la mémoire de la bataille, elle permet de comprendre pourquoi cette dernière est aujourd’hui éclipsée par Verdun. Si de multiples agents de la mémoire (pouvoirs publics, associations d’anciens combattants, artistes, historiens, particuliers, mais aussi paysages à jamais marqués par la violence des combats) sont intervenus et continuent d’intervenir pour en garder le souvenir, ces agents appartiennent très majoritairement aux pays anglo-saxons et la politique mémorielle a longtemps été inexistante côté français. Alain Denizot, autre spécialiste de la bataille, l’analyse très justement : « Échec allemand et victoire française, à la fois morale et sur le terrain grâce à la reprise des forts, font de 1916 l’année de Verdun et de Verdun le symbole français de la Grande Guerre. »
Pour réaliser ces 12 panneaux, les élèves ont travaillé à partir de dossiers que nous leur avions préparés et qui mêlaient non seulement des sources primaires (articles et illustrations du journal Le Miroir, témoignages de combattants, extraits du film La Bataille de la Somme), mais aussi des textes d’historiens de la Grande Guerre, permettant aux différents groupes d’appréhender plus concrètement le travail des chercheurs. Par ailleurs, convaincus que l’histoire, comme la géographie d’ailleurs, doit être faite le plus souvent possible sur le terrain, nous avons organisé différentes sorties dans la Somme afin de familiariser les jeunes avec ces paysages marqués par l’histoire et ces lieux de mémoire érigés par les hommes : Beaumont-Hamel, Thiepval, la Boisselle, Pozières, Péronne… Ce sont ces sorties qui ont permis de souder le groupe et de lui donner ce petit supplément d’âme qui fait toute la différence.

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